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POLITIQUE

 Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) à l’issue de son congrès extraordinaire tenu le dimanche 22 septembre 2019 à Ouagadougou a procédé à l’exclusion de 17 de ses militants dont plusieurs cadres et la suspension d’une dizaine de personnes. Achille Tapsoba, 1er Vice-président de l’ex parti au pouvoir a expliqué les raisons de ces sanctions ce mardi 24 septembre au cours d’un point de presse tenu à Ouagadougou.

Pour le bureau politique du CDP, ces exclusions et ses suspensions ont été décidées pour le bonheur du parti car les intéressés posaient depuis plusieurs mois des actes de nature à déstabiliser le parti.  La plupart de ces militants ont assigné d’abord le parti en justice en juin 2019 pour non respect du nombre de membres au sein du bureau politique national. Ainsi le congrès qui devait se tenir a été suspendu par le tribunal de grande instance de Ouagadougou sommant ainsi le directoire du parti à se conformer aux dispositions statutaires.

« Notre parti le CDP, en tant que parti démocrate  et républicain s’est conformé à la décision du juge et s’étant doté d’un BPN de 583 membres, a refixé la date du congrès extraordinaire au 22 septembre 2019 » a laissé entendre Achille Tapsoba. 

Mais à l’en croire, c’est contre toute attente que les « mêmes camarades » ont attaqué une seconde fois le parti en justice par 4 assignations dont 3 en référé. Pour le principal orateur du jour, ces assignations avaient tout simplement l’objectif de « liquider le parti ». Pour M. Tapsoba, leurs camardes voulaient que le juge prononce, entre autres, la suspension des différents organes du parti tels le Bureau politique national, le bureau exécutif national et le Conseil national et la tenue du congrès extraordinaire. Il a affirmé également que certains de leurs militants ont osé demander au ministère en charge de l’administration territoriale de suspendre également le récépissé du parti.

Pour Achille Tapsoba, c’est pour toutes ses raisons et vu de la gravité des actes posés que les congressistes venus des 45 provinces ont décidé des différentes sanctions. Il s’explique : « Une chose est d’exprimer des divergences et critiques sur la gouvernance et le fonctionnement du parti, ce qui du reste fait partie de la vie d’un parti qui pratique la démocratie, autre chose est d’ériger l’indiscipline en comportement courant et d’inventer des actions de blocage, de déstabilisation voire de liquidation du parti. (…) Quand on a un membre gangréné, il faut avoir le courage de l’amputer sinon la gangrène prend tout le corps et c’est la mort assuré ».

Par ailleurs, M. Tapsoba a assuré que le parti ne se disloquera pas malgré les exclusions de certains cadres comme Léonce Koné, Mahamadi Kouanda, Salia Sanou, Ambroise Tapsoba et Gnama Paco Drabo. Et même malgré la démission de Kadré désiré Ouédraogo pour qui une procédure était en cours, et celle de Boureima Badini qui était suspendu pour douze mois.

«  Rappelez-vous, nous avons une histoire chargée de départs et pas des moindres. Que représentent t-ils  par rapport à Roch Marc Christian Kaboré, Salif Diallo et Simon Compaoré dans l’histoire de notre parti ? (…) le CDP a souffert du départ de ses baobabs qui faisaient le parti (…)  Même si on ne voulait pas le reconnaître à l’époque, on s’est retrouvé à terre. Ce ne sont pas vraiment des cas comme cela qui vont provoquer la dislocation du CDP » a fait savoir M. Tapsoba.

Il a assuré que le parti se mettra maintenant en pole position pour sa redynamisation  en vue de la conquête du pouvoir d’Etat en 2020. 

 

 

 

 

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