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Etats-Unis: la commission judiciaire valide l'acte d'accusation de destitution de Donald Trump
Justice: 99 dossiers enrôlés pour les sessions des pôles criminels de Ouagadougou et de Ouahigouya
Justice: les acteurs demandent à la France de clarifier sa position sur l'extradition de François Compaoré dans l'affaire Norbert Zongo
Burkina: au moins 15 terroristes neutralisés, une base démantelée, et de l’armement saisi à Kompienga dans la Région de l'Est
Gaoua: une tonne de denrées périmées saisie par la police
Roch Kaboré: "Je voudrais rassurer tous les déplacés internes de notre engagement à créer les conditions de leur retour dans leurs localités"
Climat: les glaciers du Groenland fondent sept fois plus vite qu’en 1990
11-décembre: "Pour bâtir ensemble un Burkina Faso prospère, nous devons nous départir de nos intérêts égoïstes" (Roch Kaboré) 
11-décembre: "J’ai décidé de commettre un groupe de travail pour l’écriture de l’histoire générale de la Haute-Volta au Burkina" (Roch Kaboré)

©présidence du Faso

POLITIQUE

Après quelques mois de vacances, les Cours et Tribunaux du Burkina Faso ont effectué leur rentrée solennelle 2019-2020 ce mardi 1er octobre 2019 à Ouagadougou sous le thème : « Le contrôle interne et externe des finances publiques au Burkina Faso: quelles implications pour la Cour des comptes? ». Cette audience solennelle s'est déroulée en présence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Organisée conjointement par la Cour des comptes, la Cour de cassation et le Conseil d'Etat, cette rentrée judiciaire 2019-2020 offre, à travers le présent thème, aux acteurs de la justice l'occasion de porter la réflexion sur l'implication de la Cour des comptes dans le contrôle des finances publiques. L'objectif général poursuivi à travers le choix du thème est de ressortir les implications du dispositif actuel de contrôle des finances publiques. Il s'agira de manière plus spécifique de développer les procédures des différents types de contrôles des finances publiques pour une meilleure compréhension, de faire mieux comprendre les nouvelles missions de la Cour des comptes en matière de contrôle des finances publiques, de ressortir les implications du dispositif de contrôle pour la Cour des comptes, entre autres. 

Partant du fait que plusieurs faiblesses liées à l'insuffisance budgétaire, aux ressources humaines, aux compétences même de la Cour sont constatées dans l'exercice des missions de la Cour des comptes, les acteurs de la justice, à travers cette rentrée solennelle ont souhaité une réforme profonde pour la Cour des comptes afin de rendre ces actions publiques plus crédibles aux yeux des populations et efficace pour une bonne gouvernance et une gestion plus saine des finances publiques.

Il s'agit essentiellement d'adapter son organisation, sa composition, son mode de fonctionnement ainsi que ses procédures aux exigences de la gestion axée sur les résultats. Pour ce faire, l'adoption d'une nouvelle loi organique s'avère nécessaire à en croire les acteurs ou à défaut la relecture de la présente pour que l'institution puisse se conformer à la nouvelle donne. En cela, les acteurs judiciaires ont appelé l'exécutif à plus d'implication et d'accompagnement ainsi que le législatif qui, du reste, a une part de responsabilité dans la gestion des finances publiques. 

Le président du Faso et son gouvernement présents à cette rentrée solennelle disent avoir pu recueillir les préoccupations du monde judiciaire. Roch Marc Christian Kaboré a fait savoir qu'une réflexion diligente sera menée pour pouvoir régler tous les problèmes qui se trouvent au niveau de la Cours des comptes : « Nous allons au niveau du gouvernement examiner leurs préoccupations pour voir comment nous pouvons avancer pour renforcer leur compétence dans le contrôle des finances publiques de l'État. (…) Nous faisons aussi des efforts pour que nous puissions monter progressivement en puissance et que nous puissions résoudre au fur et à mesure l'ensemble des préoccupations parce que, un Etat, sa gestion ce sont des moyens qu'il faut répartir entre la justice, la santé, l'éducation qui sont des secteurs importants pour la vie de la société ». 

Pour le président du Faso, dans la gestion d'un Etat, à partir du moment où il y a une question de finance publique à gérer, il y a nécessité d'apporter des contrôles. « Nous avons écouté en tant qu'exécutif avec beaucoup d'attentions les préoccupations qui ont été posées par la Cour des comptes en ce qui concerne la formation,  la faiblesse des ressources, la faiblesse des hommes, pour assurer une meilleure qualité de leur travail. (...) On l'a dit, les finances publiques ou le budget ce n'est pas un coffre fort, c'est un arrosoir; tant qu'il y a l'abondance de l'eau tout le monde peut être arrosé à bon escient, et si nous n'avons pas les ressources nécessaires, on est obligé de gérer plusieurs priorités avec les ressources que nous avons » a avancé le président Kaboré.

A l'occasion de cette rentrée solennelle, les acteurs se sont fixés pour objectifs de mettre tout en œuvre pour le jugement rapide des dossiers en instance enrôlés par la Cour de comptes en vue de « déchirer le voile » de l'impunité dans la gestion des finances publiques.  L'ambition est de faire de la Cour des comptes en cette année judiciaire une source crédible d'informations indépendantes et objectives visant à soutenir le changement endogène et positif dans la gestion des programmes et politiques publiques.

 

 

 

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