Aujourd'hui,
URGENT
Médias: un incendie a ravagé ce matin les  locaux de la télévision BF1. Pas de blessé, mais d'importants dégâts matériels.
Burkina: le secteur minier, c’est 71% des recettes d’exportation,  50 tonnes d’or produites en 2019 qui ont rapporté 1420 milliards FCFA.
Mines: en 2020, l’exportation d’or a rapporté près de 2 000 milliards de FCFA au Burkina (Oumarou Idani). 
Covid-19: un nouveau décès et 83 nouveaux cas à la date du 12 janvier 2021 au Burkina Faso. 
Mali: trois Casques bleus ivoiriens tués quand leur véhicule a sauté sur une mine dans la région de Tombouctou (Officiel). 
Burkina: la NAFA félicite le président Kaboré pour la création d’un ministère de la Réconciliation nationale et encourage Zéphirin Diabré. 
Burkina: le couvre-feu prolongé de 45 jours dans la région du Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. 
États-Unis: 20 000 soldats de la Garde nationale déployés à Washington pour l'investiture de Joe Biden (médias). 
États-Unis: Donald Trump devient le premier président sous l'objet d'une deuxième procédure de destitution dans l'histoire du pays.
Covid-19: 184 nouveaux cas et 3 décès à la date du 11 janvier 2021 au Burkina.  

SOCIETE

Les 136 policiers radiés en mars 2012 suites aux mutineries de 2011 ont battu le pavé ce mercredi 28 juin 2017 à Ouagadougou. A l’issue d’une marche qui les a conduit à la direction générale de la police nationale, les radiés ont remis leur déclaration au patron de la police qui devra à son tour la transmettre au président du Faso.

La marche des 136 radiés a débuté à la place de la nation sous une fine pluie. Pancartes et bandeau en main, ils ont arpenté l’avenue Gamal Abdel Nasser, la rue 3.111, l’avenue Nelson Mandela, l’avenue de la Nation, avenue de l’indépendance pour aboutir à la direction générale de la police nationale. Pour ces derniers, cette manifestation avait pour objectif de dénoncer le système car ils ont été révoqués arbitrairement en mars 2012. Et selon leur porte parole, cette marche visait tout simplement à demander à l’autorité leur réintégration dans la police au vu des récents cas de malversations sur les fonds des services payés au sein de la police nationale.

« Nous avons dénoncé ces malversations en 2011 et les autorités en son temps n’ont pas eu le regard attentif pour vérifier ce que dénonçons. Aujourd’hui l’histoire nous donne raison et l’autorité est restée silencieuse jusqu’au sommet notamment le président du Faso. Il ne dit rien sur cette injustice criarde que nous vivons depuis plus de cinq ans avec nos familles » a laissé entendre Mahamadi Tidiga, porte parole des radiés.

Outre cela, M. Tidiga a dénoncé le traitement inéquitable au sein de la police. A ce sujet, il a indiqué ne pas comprendre « la lenteur » de l’autorité quant à la prise de sanctions contre les hauts gradés épinglés dans les malversations liées aux services payés. Alors que les sanctions contre « les éléments de la base » sont prises avec célérité. 

In fine, les marcheurs du jour ont dit confié leur sort au président du Faso  c'est-à-dire qu’ils comptent désormais sur le chef de l’Etat pour que les lignes bougent en leur faveur : « pour redorer l’image de marque de cette institution policière noble et républicaine pour le Faso, il va falloir que le président se prononce à savoir la réintégration des 136 fonctionnaires de police ».

Le directeur général de la Police nationale, Jean Bosco Kiénou qui a réceptionné la lettre a promis de le transmettre à qui de droit. Surtout il n’a pas manqué de louer la discipline des ex-policiers qui ont respecté scrupuleusement le droit en matière de manifestation publique. « Soyez rassurés. Votre mot parviendra à la personne indiquée ».

En rappel, suite aux mutineries de 2011 au Burkina Faso, 136 policiers avaient été radiés de la police nationale le 7 mars 2012 pour « faits d’insubordination, de comportement attentatoire à l’honneur et à l’éthique du corps ». Ces ex-policiers depuis cette date ne cessent de clamer leur innocence.