Aujourd'hui,
URGENT
Burkina:  18 Burkinabè meurent dans un accident à l'entrée de Bouaké en Côte d'Ivoire (conseil des ministres).       
Mali: plus de 100 djihadistes libérés en vue d’un échange pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et Sophie Pétronin (AFP).
Togo: la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Burkinabè Inoussa Kanazoé.
Présidentielle/2020: la jeunesse de l’Union pour le progrès et le changement collecte 26 millions de FCFA pour la caution de Zéphirin Diabré.
Sécurité: le Soudan détruit 300.000 armes à feu illégales dans le cadre du projet national de collecte d'armes
Santé: le Bénin lance la construction d'un Centre hospitalier et universitaire de référence dans la sous-région ouest-africaine.  
Présidentielle/2020 : le dossier du candidat Roch Marc Christian Kaboré déposé par Simon Compaoré, président du MPP, parti au pouvoir. 
Burkina: Mahamadi Kouanda démissionne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir).
Burkina: le Premier ministre appelle à la mise en place d’un «système de commande publique efficient».
Burkina: Incarcéré à Ouaga,Jean Claude Bouda, ex ministre de la Défense obtient une «permission» d’un mois pour des soins (LeFaso.net). 

SOCIETE

Le Réseau d’initiatives de journalistes (RIJ) a organisé le vendredi 28 juin 2019 un panel à Ouagadougou. Le thème de ce panel est « Nouvelle loi portant code pénal au Burkina Faso : une atteinte à la liberté de presse ? »

Pour cette rencontre mensuelle du RIJ sur fond de la nouvelle loi sur le code pénal adopté le 24 juin 2019, plusieurs acteurs invités ont brillé par leur absence. Il s’agit des juristes, des forces de défense et de sécurité (FDS) et des parlementaires. Seuls deux conférenciers ont marqué leur présence pour animer le panel, à savoir Palé Daouda, représentant du Mouvement burkinabè des droits humains et des peuples (MBDHP) et Thierry Uthman Nabyouré, journaliste, consultant en communication. Ils se sont livrés à leur exercice devant une vingtaine de journalistes. 

M. Palé note en substance, que le MBDHP a reçu le nouveau code pénal 72 heures avant le vote à l’Assemblée nationale. Mais malgré le temps restreint, il a tenu à faire des observations. Pour ce mouvement, il réside un problème de droit, une ambiguïté dans le contenu du code pénal révisé. Il n’est pas très clair en matière de peines et laisse la liberté aux juges d’interpréter à leurs façons les articles. Toujours selon M. Palé, cette loi sur le code pénal a été adoptée pour contrer les journalistes, les organisations de la société civile (OSC), les défenseurs des droits humains…et partant de là, tous les acteurs de la société en général. « Quand on pense à la rapidité avec laquelle le code pénal a été adopté, un an après sa première adoption, cela nous laisse perplexe. La raison évoquée pour sa révision est la situation sécuritaire. Mais nous pensons qu’il fallait faire un bilan de l’ancien code pour savoir ce qui a marché ou non, pour en venir à la révision»  a laissé entendre le représentant du MBDHP au panel. 

Pour Thierry Uthman Nabyouré, « on n’a pas à dire aux journalistes ce qu’il faut dire ou ne pas dire. On apprend toutes ces choses dans les écoles de journalisme ». M. Nabyouré va ajouter qu’il ne faut pas vouloir appliquer des lois aux gens, alors que soi-même on n’est pas correct. Pour lui, sur le terrain, certains journalistes se laisseront intimider par cette loi, et d’autres ne le seront pas. « Je crois que cette loi est une des grosses erreurs que nous sommes en train de faire», a-t-il laissé entendre, avant d’ajouter : « je suis persuadé que chacun de nous sait ce qu’il fait, sait ce qu’il faut faire lorsqu’il est en face d’une information ». 

En rappel, Le Réseau d’initiatives de journalistes (RIJ) est un cadre de rencontres, d’échanges et de formation de professionnels des médias (presse écrite et électronique, radio et télévision) du Burkina Faso.  Le RIJ mène bon nombre d’activités, dont font partie les rencontres mensuelles, qui sont un cadre qui permet à ses membres de rencontrer les différents acteurs de la vie nationale.