Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: au moins 25 terroristes neutralisés les 11 et 13 septembre 2020 dans le Soum et le Loroum (Etat-major des armées).
Burkina: 65 partis politiques soutiennent la candidature du président Roch Kaboré, selon le MPP, parti au pouvoir. 
Elections 2020: la date limite de dépôt le 22 septembre pour les législatives et le 2 octobre pour la présidentielle au Burkina.
Burkina: Ouaga enregistre 541 266 candidatures, soit 41,95% du nombre total pour les concours directs de la Fonction publique/2020.
Burkina: 1 290 142 candidatures enregistrées pour 4 721 postes à pourvoir pour les concours directs de la Fonction publique /2020.
Présidentielle/2020: des jeunes collectent 8 millions de Fcfa pour payer la caution du candidat Roch Marc Christian Kaboré.  
Burkina: l’ancien premier ministre Yacouba Isaac Zida sera investi comme candidat à la présidentielle le 25 septembre.
Burkina: le dialogue avec les groupes armés, une «nécessité humanitaire», selon le CICR.
Justice: le juge des référés ordonne l’interdiction immédiate de l’utilisation de l’identité et du logo du CDP par Mahamadi Kouanda. 
Elections 2020: 1 122 554 nouvelles personnes enrôlées pour un total de 6 492 026 électeurs au Burkina Faso. 

SOCIETE

L’association Tous pour le Combat de la Solidarité et de l’Intégration (Tocsin) s’inquiète, dans la déclaration qui suit, de la montée des propos et actes xénophobes et de leurs éventuelles répercussions sur les millions de Burkinabè des campagnes et des villes ivoiriennes, alors que la présidentielle dans ce pays s’approche.

«Les Ivoiriens sont appelés à voter leur nouveau Président de la République le 31 octobre 2020. Plusieurs candidats se sont déjà déclarés. Mais les observateurs constatent qu’un débat surgit, suite au décès brusque de Monsieur Amadou Gon Coulibaly, le candidat du RHDP. En effet, le Président Alassane Dramane Ouattara décide, suite à ce décès, de se présenter, à nouveau, aux élections présidentielles.

Tout en n’étant pas acteur dans le débat politique ivoiro-ivoirien, Le TOCSIN s’inquiète de la montée des propos et actes xénophobes et de leurs éventuelles répercussions sur nos millions de compatriotes des campagnes et des villes ivoiriennes. Le souci du TOCSIN concerne donc les discours et actes liés à cette annonce. Comme à son habitude, Le TOCSIN suit de près l’évolution de la situation politique en Côte d’Ivoire.

A l’approche des élections présidentielles, la tension politique monte. Ce qui est dommageable pour les étrangers établis dans ce pays en général, et les Burkinabè d’origine ou de nationalité en particulier, c’est la résurgence des thèses xénophobes dirigées essentiellement contre les Burkinabè.

Les Ivoiritaires tiennent à se faire entendre. Ils tiennent des discours haineux et incendiaires. Lorsqu’on suit de près les propos de certains d’entre eux, on est fondé à être perplexe et vigilent. La vidéo du sieur Giles Tahiro alias Don Giovanni le Slameur, qui a été beaucoup partagée et commentée sur les réseaux sociaux, en est une bonne illustration.

On a même l’impression que ces Ivoiritaires n’ont pas tiré les leçons de la grave crise qui a secoué la Côte d’Ivoire entre 1998 et 2011. Ces évènements dramatiques ont causé la mort de plus de 3000 personnes à qui justice n’a pas encore été rendue.

Fidèle à notre vision et à notre mission, nous nous voyons dans l’obligation de sonner à nouveau le tocsin et d’exhorter les Ivoiriens à privilégier le dialogue et la cohésion sociale. Une élection présidentielle est un moment de communion entre la classe politique et les électeurs. À la lumière des projets des candidats, ceux-ci font le choix qui leur parait le meilleur.

C’est un moment où la pondération, le respect de l’autre et le fair-play doivent prévaloir sur toute autre considération. C’est aussi un moment où la démocratie et la paix doivent être célébrées. Les acteurs politiques doivent être à l’avant-garde de l’exemplarité.

Le TOCSIN ne peut rester passif face aux actes de vandalisme, de casse et de meurtre. Le TOCSIN ne peut rester silencieux face aux discours xénophobes dont nos compatriotes pourraient souffrir des conséquences à court ou à moyen termes.

Il est clair pour Le TOCSIN que les Burkinabè ne doivent en aucun cas faire les frais des dérives xénophobes. Le TOCSIN tient à la sécurité et à la quiétude des Burkinabè résidant dans ce pays frère. En tout état de cause, les extrémistes et les pyromanes ne doivent pas prospérer.

Ainsi, Le TOCSIN rappelle à la classe politique ivoirienne sa responsabilité de mettre en avant les valeurs d’hospitalité, de fraternité et d’intégration.

Le TOCSIN souhaite que la CEDEAO anticipe en exigeant des autorités ivoiriennes la protection de tous les étrangers qui résident dans ce pays frère. Aussi bien pour la Côte d’Ivoire que pour nos compatriotes qui y vivent, « il vaut mieux prévenir que guérir ».

Le TOCSIN demande aux autorités burkinabè, du niveau central et du niveau diplomatique et consulaire de prendre, si ce n’est déjà fait, ou de renforcer toutes les dispositions utiles pour que :

-          nos compatriotes ne se mêlent pas des joutes électorales en Côte d’Ivoire,

-          les autorités ivoiriennes assurent, dans ce contexte très volatile, la sécurité de nos compatriotes et de leurs biens, afin d’éviter une répétition douloureuse de l’histoire,

-          les structures appropriées préviennent la violation des droits de nos compatriotes et au pire, documentent les violations probables en vu d’une réponse, cette fois-ci, devant la justice communautaire de la CEDEAO et/ou celle internationale,

-          les éventuels afflux massifs (non souhaités) de compatriotes soient convenablement gérés sur les plans diplomatique et humanitaire.

Souhaitons des élections apaisées aux résultats crédibles et acceptés de tous en Côte d’Ivoire en cette année 2020.»

Le TOCSIN : Tous pour le Combat de la Solidarité et de l’Intégration

Pour le Bureau Exécutif, le Président

Ouagadougou, le 25 août 2020

 Arouna SAVADOGO

Commandeur de l’Ordre du Mérite